Le Festival « De Cour à Jardin » doit être aussi l’occasion de célébrer le lien entre les artistes étudiants et professionnels. De nombreuses créations universitaires sont réalisées avec la collaboration directe d’artistes professionnels. Fidèles à cet esprit, nous avons souhaité programmer ce très beau spectacle, qui nous plonge au cœur des intimités de George Sand, intimités sentimentale, politique et nous livre un regard si particulier sur l’Histoire et la conscience des peuples.
Un texte inédit de George Sand
Créé en 2004 à l’occasion du bicentenaire de sa naissance – Festival d’Avignon 2004
Dans un style dru, journalistique, ponctué d’humour, cette femme écrivain relate les évènements de la guerre de 1870 et ses répercussions dans sa vie.
Acte d’engagement citoyen, pamphlet politique, appel à la conscience civique, à la fraternité des peuples.
Loin de l’image romantique, ce journal intime de la maturité, empreint de liberté et d’humanisme, nous donne une leçon de vie.
Mardi 24 mars à 21 h à l’Espace Culturel de l’Université.
Ils sont nos grands témoins pour cette édition 2009, ils ont séduit le jury de sélection par l’originalité de leurs créations, la diversité de leurs thématiques, la qualité de leur démarche, trois délicieuses créations à déguster sans retenue.
Création - Le rêve Eveillé
« La vie est de brûler des questions… » (Antonin Artaud)
… et peu importe le médium. Deux jeunes femmes psychotiques. Leur rencontre aidera peut-être chacune à supporter son angoisse de vivre. Un spectacle sur la folie douce, la dépression, l’amour, le rêve et l’imaginaire.
A l’Espace Culturel de l’Université : Le 1 Avril, à 20h30.
Théâtre contemporain africain - d’après Koffi KWAHULE
Dans la prison de femmes de Rennes, une intervenante théâtre est engagée, pour remplacer l’ancienne qui a disparu. Entre fantasmes inassouvis et besoin de liberté, les détenues jouent le jeu de la comédienne « théâtre, pom pom girls et grande musique », mais la comédienne est condamnée et elle le sait, dans cette arène aux louves, seule fenêtre de sa vie qui sera aussi la dernière.
A l’Espace Culturel de l’Université : Le 2 avril à 21h
Adaptation des « fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes
Écrits solidaires où l'amoureux (réduit souvent à une "figure") parle à l'autre qui n'est pas présent. Ce n'est pas une histoire d'amour ou même l'histoire d'un amour. Non, juste un amoureux qui parle, pense librement sur ce qu'il ressent, ce qu'il a ressenti ou encore ce qu'il aimerait ressentir face à "l'objet de son désir" : l'autre.
A l’Espace Culturel de l’Université : Le 3 Avril, à 21h
Venue de Nantes, la Compagnie Mao Hudié Théâtre nous a séduit pour sa démarche de découverte. Chaque année, Mao Hudié s’attaque à une nouvelle forme de théâtre et au contact de professionnels, dessine les contours d’une aventure artistique et humaine intense. Cette année, ils nous font découvrir une forme théâtrale trop méconnue : le théâtre de clown.
Création Mao Hudié Théâtre
8 Clowns doivent se produire, seuls les 7 clownes sont à l'appel. Il manque le beau Roberto! Que fait-il, où est -il? Les jolies l'attendent sans pouvoir s'empêcher d'être clownes malgré elles... Grandeur et petitesse s'entremêlent furieusement et en découle un spectacle délirant.
A l’Espace Culturel de l’Université : le 3 Avril, à 19h30
Trois étudiants qui ont choisi de lier leur vie universitaire et leur passion pour le théâtre le plus directement possible : poursuivre des études théâtrales ! C’est d’un œil admiratif que le Festival accueillera ces étudiants des Université d’Artois et de Lille 3 pour une création présentée également au Festival international d’Arras.
De Marguerite DURAS
En un ballet récurrent, Madeleine et la Jeune Fille tentent de se souvenir. Dans un dialogue fait de réminiscences incertaines et d'affabulations, de silence et d'immobilité, elles font le récit d’une passion amoureuse.
Une histoire comme si les personnages n’étaient que des poupées. Des cubes comme si leurs souvenirs avaient été placés dans une boîte. Le blanc comme si la fable avait été gommée.
Seuls demeurent les mots qui expriment ce rien et l'infinie liberté de l'aléatoire qui font de Savannah Bay une divagation troublante.
A l’Espace Culturel de l’Université : En clôture, le 4 Avril, à 21h.